Le 17 janvier prochain, on fêtera les Roseli(y)ne !
mercredi 13 janvier 2010
samedi 19 décembre 2009
Ubu sera-t-il éternel ?

Et voilà : le sommet de Copenhague accouche d'une souris...
Et voilà : les associations caritatives de France annoncent un afflux sans précédent (plus de 2 millions de personnes) aux tables de l'entraide...
Une nouvelle fois : cherchez l'erreur.
La tête dans l'poste de radio (France-Inter, bien sûr), ce matin, j'écoute les infos quotidiennes. C'est-à-dire le déroulé de tous les malheurs du monde et les affres des équipes de football en mal de bon classement.
Mais qu'entends-je d'abord ? Que les contribuables mondiaux ont dépensé en vain quelques fortunes, que des centaines de milliers de tonnes supplémentaires de CO2 ont été en vain dispersées dans l'air pour que nos attentes vis-à-vis du résultat du sommet de Copenhague soient totalement déçues. Mieux valut s'intéresser au protocole danois pour savoir qui allait s'asseoir ou ne pas s'asseoir à côté de la reine de Danemark, lors d'un banquet officiel. Ca aurait pu chauffer dans la salle de banquet, ça chauffera encore un peu plus sur la planète !
Ne croyez-vous pas qu'il serait maintenant souhaitable de conseiller à l'inénarable Roselyne Bachelot d'alimenter encore davantage notre stock de masques anti-microbiens pour les toutes proches décennies à venir ? Nos enfants et nos petits-enfants vont en avoir bigrement besoin. Conservons-leur aussi de belles images de forêts amazonienne et indonésienne, de belles images d'ours polaires. Enfin, engrangeons les témoignages d'hier et d'aujourd'hui pour que, demain, nos éventuels descendants puissent rêver... et regretter de n'être pas nés antérieurement. Une chose sera certaine : ils ne porteront pas de fleurs sur nos tombes.
Tiens, vite écrit au passage : où est donc passée la grippe ? Ah, c'est vrai, le feuilleton chirurgical de Jonnhy Halliday a pris le relais...
Nos inconscients comiques (pour une grande majorité d'entre eux élus par les peuples) ont visité Copenhague, se sont mutuellement congratulés et, comme de coutume, se sont assis à la fois sur des sièges confortables et sur les réalités du monde. Leurs bulles individuelles et portatives les protègent si bien, dont les parois opaques leur évitent de lever le regard sur le monde, hors du périmètre de leurs intérêts.
Qu'entends-je ensuite ? Que jamais, depuis l'appel de l'abbé Pierre en 1954, il n'y a eu autant de pauvreté en France. Que plus de deux millions de personnes sont attendues aux tables de la solidarité (ne parlons pas de charité, comme au XIX° Siècle : "Madame a ses pauvres...", superbe démonstration de l'hypocrisie des nantis devant les malheurs du peuple). Là, c'est fort de café.
En effet, comme les médecins allopathes tendent à soigner les effets d'un mal sans en traquer les causes, on "oublie", en France, les origines du coût de la nourriture et l'on ouvre des restos pour démunis, on distribue des denrées alimentaires quémandées ici et là, on manifeste pour l'augmentation d'un pouvoir d'achat, etc... Mais, sapristi ! Pourquoi la nourriture coûte-t-elle si cher alors que les producteurs sont aux abois parce qu'ils sont payés à coups de triques ? Pourquoi ? Parce que, c'est tellement évident, les tenant des filières situées entre ces mêmes producteurs et les consommateurs (nous tous) s'en mettent plein les poches !
Oh, souvenez-vous, voici maintenant plus de deux ans, Badinguet-le communicateur a réuni les patrons de la grande distribution pour leur demander de mettre un bémol à leurs flagrants appétits financiers. Bel effet d'annonce à la clef ! Et après ? Rien, comme d'habitude. Ou presque. Dans le cas particulier : rien ! Après la mise à profit du passage du Franc à l'Euro (entre 20 et 30% d'augmentation, entre autres, du prix des denrées alimentaires), ces mêmes patrons de la grande distribution participent à la mise à sac de notre pays et remplissent... leurs propres sacs. Ce sont des personnes sans pitié, voyez d'ailleurs comment ils considèrent leurs personnels.
Entre pouvoir politique et pouvoir financier, le premier sera toujours à la merci du deuxième. Beaucoup trop de personnes ne peuvent vraiment pas manger à leur faim dans un pays d'abondance (vous avez vu ces rayons interminables de "bouffe" dans les grandes surfaces ? Ca ne vous interpelle pas ?), c'est anormal. C'est immoral. C'est scandaleux. C'est honteux !
C'est d'autant plus scandaleux et honteux que, pour tenter de vivre "normalement", celles et ceux qui ont encore la chance d'avoir un emploi réclament à cors et à cris des augmentations de salaires. Or, réfléchissons un instant : quand un ermployeur augmente ses salariés, où va-t-il trouver l'argent ? Très souvent en augmentant le prix de vente des productions de son entreprise. Il réduit alors sa marge de manoeuvre face à la concurrence (internationale désormais), devient moins compétitif, perd des parts de marchés et, contraint, peut aller jusqu'à délocaliser l'enreprise. La suite, vous la connaissez.
Il est absolument nécessaire, que dis-je ! Vital, de traquer les causes de la cherté des produits alimentaires. Quand on regarde autour de notre pays, quand on compare le fameux "panier de la ménagère" français à celui, par exemple, d'une américaine, on tombe de haut. Oui, mais voilà : on peut tout dire des Américains, notamment blâmer leur insouciance-inconscience vis-à-vis du réchauffement climatique, mais, pour ce qui concerne le coût des denrées alimentaires aux USA, l'Etat veille au grain. C'est culturel : un Américain doit pouvoir manger à sa faim.
Qu'entends-je, enfin, pour terminer ? Une pub distillée immédiatement après l'intervention d'un responsable du Secours Populaire Français : "A Noël, mangez du foie gras ! " Fermez le ban.
jeudi 10 décembre 2009
pataquès

Entre un débat opportuniste et fourvoyeur sur l'identité nationale et la suppression du cours d'Histoire en terminale S, cherchez l'erreur...
La chronologie de notre évolution planétaire et nationale est ainsi définie par Léon Bloy : "l'Histoire est le déroulement d'une trame d'éternité sous des yeux temporels et transitoires".
Plus prosaïques, Barbey d'Aurevilly et Samuel Butler en dénoncent les manipulations. Le premier : "Malgré ses ambitions de vérité, l'Histoire n'est, après tout, que de la parole humaine, soumise à la triste condition de la parole humaine, qui est de pouvoir tromper et de pouvoir être trompée." Ce que confirme le second : "Il me semble voir une foule de mensonges qui se pressent et s'écrasent devant une petite porte, et qui se faufilent en même temps que les vérités dans le domaine de l'Histoire."
Faisons confiance à Badinguet-le trompeur et à son sbire Eric Besson, l'actuel responsable d'un ministère innommable, pour alimenter la machine à mensonges. Et raconter des histoires pour tenter de faire l'Histoire.
N'est-ce pas le quotidien dans lequel ils nous enveloppent jusqu'à satiété (état d'indifférence d'une personne dont le désir a été comblé) ? Devant tant de duperie, à nous de savoir ou d'apprendre à être vigilants. C'est le (seul, peut-être) point positif d'actes aussi négatifs.
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mercredi 9 décembre 2009
pourquoi critiquer ?
Martine Aubry critique Badinguet-l'excité quand, dans une tribune du journal "Le Monde", celui-ci s'adresse d'une façon pour le moins surprenante aux musulmans de France.
Et puis, la même Martine Aubry s'en vient accepter la désignation de Georges Frêche comme tête de liste socialiste pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon. Le personnage qui a publiquement insulté des arabes français, d'anciens harkis, en les qualifiant de "sous-hommes". L'individu qui a estimé que l'équipe de France de football était trop "colorée"...
L'un, Badinguet, empereur de France, et l'autre, empereur de la Région Languedoc-Roussillon et de l'agglomération de Montpellier, font si bien la paire.
Pourquoi donc critiquer ?
Et puis, la même Martine Aubry s'en vient accepter la désignation de Georges Frêche comme tête de liste socialiste pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon. Le personnage qui a publiquement insulté des arabes français, d'anciens harkis, en les qualifiant de "sous-hommes". L'individu qui a estimé que l'équipe de France de football était trop "colorée"...
L'un, Badinguet, empereur de France, et l'autre, empereur de la Région Languedoc-Roussillon et de l'agglomération de Montpellier, font si bien la paire.
Pourquoi donc critiquer ?
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lundi 30 novembre 2009
des bas et des hauts, cela fait débat

Vingt-cinq ans ! Vingt-cinq ans d'existence des "Restos du Coeur" et 10% d'augmentation de la fréquentation, cette année... Cent dix millions de repas prévus ! La plus grande défaite sociétale que connaisse notre Pays... Pensés par Coluche pour mettre le doigt sur une misère à évacuer, les "Restos du Coeur" sont désormais détournés de leur destination première. Par obligation. La généreuse organisation de Michel Colucci prend place au rang des avatars saisonniers et institutionnalisés.
La France d'en bas tente elle-même de palier ses souffrances par le jeu d'une entraide qu'effleure à peine du regard la France d'en Haut, préoccupée qu'elle est par la course aux gains et par l'augmentation incongrue des salaires de certains patrons tels celui d'EDF, dernier en date. On ne s'entraide pas chez les requins, on dévore d'abord les petits poissons et puis on s'entredéchire pour élargir toujours et encore son espace financier. Pour passer le temps, en quelque sorte, tant il s'agit là d'ordinaire.
On dit que l'augmentation de la fréquentation des "Restos du Coeur" est consécutive aux dégâts causés par la dernière "crise". Verrez-vous un Français d'en haut venir y tendre la main ? Non. Les dégâts sont bons pour celles et ceux qui y sont habitués, dont c'est le lot quasi quotidien. Car lutter et se couper les cheveux (ou autre chose) en quatre pour pouvoir manger, dormir, s'abriter, travailler, se vêtir, etc... c'est bien le lot des Français d'en bas. Lutter pour survivre. Et, si possible, dans la dignité, mot inconnu du Français d'en haut qui manie un autre vocabulaire : cynisme, mensonge, duplicité, arrogance, pouvoir, argent, etc...
Imaginez cette France d'en bas vivant majoritairement dans nos provinces, menant (quand elle peut subvenir à l'essentiel) son existence au sein de la diversité régionale. Réfléchissez aux termes du discours de Badinguet-le-dévoreur devant les responsables UMP, en ouverture à la campagne des élections régionales, qui nationalise le sujet. Vous assistez non seulement à un remake de la campagne des élections européennes, donc un détournement d'objet, mais vous constatez également la confirmation d'une volonté, que dis-je ! d'une organisation pour mettre à bas les "pouvoirs" régionaux. Objectif nettement lisible : recentraliser pour aboutir à la création d'un prochain parti, le MBMF. Traduisez : "Moi Badinguet Maître de la France"
En marche vers un système dictatorial ? C'est le coeur du discours à l'UMP. C'est l'un des objectifs de la réforme territoriale annoncée qui peut tomber brutalement d'en haut sur un bas trop préoccupé par sa survie pour tenter de réfléchir au sujet et, surtout, de s'en insurger.
Ah, si j'avais un marteau ! Je taperais le jour, je taperais la nuit... Je taperais sur le mur de nos indifférences pour le lézarder. Comme d'aucun a tapé sur le mur de Berlin en s'accommodant de la machine chronologique... Mais le personnage ne brandissait pas un marteau, seulement un mensonge, outil combien efficace dans la main d'un Français d'en haut.
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samedi 28 novembre 2009
petites notes ridicules
Désolé, mais tout à l'heure, c'est-à-dire au moment de l'écriture du précédent texte, j'ai omis une information de taille. Journalistiquement, un scoop : la candidature permanente de Ségolème Royal à la présidence de la République française.
Entre un brasseur d'air et une poupée teigneuse, les Français ont choisi en 2007. En quelque sorte, le choix du "moins pire". La voie d'un désert que la France traverse parce qu'il le faut bien. C'est l'affaire du temps. Celui qui passe. Choix oblige.
Voici donc une scène de cirque qui apparaît périodiquement sous les feux de la rampe : Ségolène Royal faisant glisser ses ballerines sur le fil de l'équilibriste. Charlie Chaplin aurait aimé. Il apprécierait surtout le final (à venir) : ce qui se passera quand, lassés de tenir la corde tendue, Martine Aubry et Laurent Fabius s'en iront convoler au grand jour, faisant choir la trop légère égocentrique.
Il est des personnages sonnant moins creux et dont l'ego, s'il a pris de bonnes claques, s'est remodelé (tous les personnages politiques ont, par postulat et vocation, un ego surdimensionné) à l'expérience des erreurs (errare humanum es), a mis à profit l'obligé mais, aussi, indispensable recul d'un semi-retrait de la scène pour atteindre le plan de la vision systémique, gagner le privilège d'une possible réflexion. Réfléchir avant d'agir... Plus prosaïquement et trivialement, s'agiter les neurones plutôt que de brasser le vent.
François Bayrou est l'un de ces personnages. Devenu bête de cirque à la suite de son altercation avec Daniel Cohn-Bendit (complice ou pas de Badinguet, dans le cas de figure ?). L'homme se refait, tire les leçons d'une colère et... Y cause bien dans l'poste ! L'ayant entendu un de ces avant-derniers matins sur les ondes de France-Inter, j'ai imaginé qu'il était susceptible de remonter en selle et de faire de nouveaux tours de piste, cette fois sous les applaudissements du public. Car François Bayrou réfléchit, parle quand il le peut (c'est-à-dire quand les médias réalisent qu'il existe) et présente alors une vision de l'état de la France et de son devenir qui devrait nous inspirer tout autant de réflexion. Mais, bon, y faut aller s'faire vacciner, y'a pas qu'ça à penser...
Et pendant ce temps, Badinguet lisse les moustaches qu'il n'a pas, guette les souris du PS désorientées par la famine, s'apprêtant pour le jeu exquis et cruel "du chat et de la souris" avant de dévorer méticuleusement ses victimes. Ronronnant enfin, seul en piste, miaulant, la tête dans les sunlights, un scrutin uninominal à un tour.
Mais le public est parti. Le cirque est vide. Il ne reste que la sciure de la scène pour être soulevée sous ses pas de plus en plus ralentis. Qu'importe ! Demain, le spectacle continue ! La vie continue !
Entre un brasseur d'air et une poupée teigneuse, les Français ont choisi en 2007. En quelque sorte, le choix du "moins pire". La voie d'un désert que la France traverse parce qu'il le faut bien. C'est l'affaire du temps. Celui qui passe. Choix oblige.
Voici donc une scène de cirque qui apparaît périodiquement sous les feux de la rampe : Ségolène Royal faisant glisser ses ballerines sur le fil de l'équilibriste. Charlie Chaplin aurait aimé. Il apprécierait surtout le final (à venir) : ce qui se passera quand, lassés de tenir la corde tendue, Martine Aubry et Laurent Fabius s'en iront convoler au grand jour, faisant choir la trop légère égocentrique.
Il est des personnages sonnant moins creux et dont l'ego, s'il a pris de bonnes claques, s'est remodelé (tous les personnages politiques ont, par postulat et vocation, un ego surdimensionné) à l'expérience des erreurs (errare humanum es), a mis à profit l'obligé mais, aussi, indispensable recul d'un semi-retrait de la scène pour atteindre le plan de la vision systémique, gagner le privilège d'une possible réflexion. Réfléchir avant d'agir... Plus prosaïquement et trivialement, s'agiter les neurones plutôt que de brasser le vent.
François Bayrou est l'un de ces personnages. Devenu bête de cirque à la suite de son altercation avec Daniel Cohn-Bendit (complice ou pas de Badinguet, dans le cas de figure ?). L'homme se refait, tire les leçons d'une colère et... Y cause bien dans l'poste ! L'ayant entendu un de ces avant-derniers matins sur les ondes de France-Inter, j'ai imaginé qu'il était susceptible de remonter en selle et de faire de nouveaux tours de piste, cette fois sous les applaudissements du public. Car François Bayrou réfléchit, parle quand il le peut (c'est-à-dire quand les médias réalisent qu'il existe) et présente alors une vision de l'état de la France et de son devenir qui devrait nous inspirer tout autant de réflexion. Mais, bon, y faut aller s'faire vacciner, y'a pas qu'ça à penser...
Et pendant ce temps, Badinguet lisse les moustaches qu'il n'a pas, guette les souris du PS désorientées par la famine, s'apprêtant pour le jeu exquis et cruel "du chat et de la souris" avant de dévorer méticuleusement ses victimes. Ronronnant enfin, seul en piste, miaulant, la tête dans les sunlights, un scrutin uninominal à un tour.
Mais le public est parti. Le cirque est vide. Il ne reste que la sciure de la scène pour être soulevée sous ses pas de plus en plus ralentis. Qu'importe ! Demain, le spectacle continue ! La vie continue !
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petites et mauvaises notes
J'accumule des notes, petits morceaux de papier stockés sur un bureau au fil des jours et, depuis que je m'en suis allé réaliser la version 2 de mon site http://www.montagne-haut-languedoc.com/, j'y reviens aujourd'hui. Je fouille, farfouille et tente de relire une écriture parfois malhabile. Je me gratte l'occiput. Ca fonctionne, ouf, tant mieux. Et je prends la mesure des faits vécus, des actes posés et, oh, surtout, de la vitesse du vent.
Voui voui voui, ça a brassé fort ces dernières semaines. La France, pays venteux par vocation naturelle ? Pensez donc ! Pas plus que la Belgique. Et si ce dernier pays fournit en catimini le premier président de l'Union Européenne, il n'en peut mais d'étonnement. Brise légère, brise de couloirs favorable, oh combien, aux grands tempétueux auxquels elle laisse un champ totalement libre. Petits et grands malins, vous l'aurez deviné, l'origine de nos tornades permanentes résulte d'un phénomène purement physico-mécanique : l'installation d'un derviche-tourneur à l'Elysée.
Je prends en vrac :
- Grippe (avez-vous lu l'un des textes publiés ici en juin dernier ?). Le pouvoir ne lâche pas du tout le morceau à quelques mois des élections régionales. Grâce à une manip organisée, nous sommes parvenus à la porte d'une quasi-panique populaire. Les manipulateurs officiels ont bien réussi leur coup en faisant ressurgir les vieilles peurs ancestrales (peste, choléra...) dans les esprits de malheureux devenus incapables de discerner une lueur naissante d'un feu mourant.
Leur succès les dépasse mais, tout compte fait, nourrit bien la peur. Et Badinguet, et les industriels de la "santé" se frottent les mains (attention, se les laver au moins toutes les deux heures !).
- Indentité nationale. Alors là, chapeau ! Quand c'est la merde (le mot convient tout à fait) au plan de l'emploi et du déchirement du tissu industriel français, hop là, on saute dans une fosse idéologique bien grasse et on te balance un étronc bien pourri sur la place, au milieu des foules en attente de vaccination. C'est la totale ! Sans plus de flair, les médias bondissent sur l'objet déliquescent et le happent. Toutes les oreilles sont rebattues. Un autre Jean-Marie fait la gueule (le mot convient encore) parce que Badinguet-le-dévoreur, élections venant, ratisse à nouveau sur son champ rétréci. Très propre, le petit homme se frotte à nouveau les mains. Il ne craint pas la contagion : le virus, c'est lui. Et, de "une" de journal en "une" de magazine, tout un monde complice ou, pour le moins, complaisant, poursuit l'éreintement de l'électeur.
- Voyages. Dommage que Badinguet ne se soit pas rendu à Dubaï pendant le Congrès des Maires de France. Il aurait pu contribuer à sauver l'émirat de sa grotesque faillite en achetant quelques villas à 2 millions d'euros pièce. Non, il s'est rendu en Arabie Saoudite, a envoyé François Fillon, devenu bien servile, au charbon et s'est accordé de recevoir un échantillon personnel et "représentatif" de 700 élus locaux. Tête au vent, un vent quelque peu frondeur celui-là, le Sarthois a tenu. Il est bon marin. Avez-vous entendu parler, ensuite, de la rencontre Badinguet-maires sélectionnés ? Ah, c'est vrai, j'oubliais... L'identité nationale ! Nos grands et intransigeants médias avaient d'autres chats à fouetter, d'autres choses à remuer. Bravo l'artiste !
- Grand emprunt. En voilà deux, Alain Juppé et Michel Rocard, qui s'en gargarisent encore à longueur de pages et d'antennes. Comme il s'agit d'oeuvrer pour des jours meilleurs (recherche, innovation), quelques têtes affleurant le marécage populaire aspirent une bonne goulée d'air, histoire de flotter encore, soutenus par la bouée "espoir", au-dessus des masses. La présentation, par Michel Rocard notamment, de la destination de l'emprunt a, il est vrai, de quoi séduire. Mais pourquoi se tourner uniquement vers les marchés dont on sait qu'ils n'ont retenu aucune leçon de la dernière et pas lointaine "crise" ? Quantité négligeable, le citoyen français ? De plus en plus, à vrai dire. Tais-toi et vote (pour moi).
- Réforme territoriale. Là, crions haut et fort : DANGER ! Ce qui est envisagé est ni plus ni moins que la transformation du Pays en champ clos. Un scrutin uninominal à un tour conduirait inexorablement à transformer la sphère politico-politicienne en un monde bi-polaire : droite-gauche. Vous voyez la chose ? Deux grands ensembles se refilant la France à tour de rôle (ou presque), sans alternative pour une ou d'autres voies intermédiaires. Un nouveau processus dictatorial, en quelque sorte. Ne nous laissons pas faire ! Etant ce qu'elle est, la France n'a pas destination à devenir le pays de deux seuls blocs. Imaginons le pouvoir des riches demeurant. Imaginons le pouvoir d'une idéologie surannée intervenant... En finale, imaginons les Français se tapant dessus ou s'enfuyant.
- Albert Camus au Panthéon. Il n'y a pas grand'chose à écrire sur le sujet. Sinon que Camus a choisi de reposer à Lourmarin et qu'il convendrait que la descence prenne le pas sur l'effet d'annonce au moins une fois depuis 2007. Qu'on fiche la paix à Albert Camus et qu'on aille jouer à la baballe à Disneyland ! Ah, si, une question tout de même : Que sont nos intellectuels devenus ? (elle est pas belle, la phrase?).
- Thierry Henry (ou Henri, vous comprendrez que je ne suis pa footeux...). Quand Badinguet préfère aller au stade plutôt que d'être au Congrès des Maires de France, il est normal qu'il soit salué pour cet excès de courage. D'où la main d'Henry (ou Henri) que, malencontreusement, un ballon a rencontré alors qu'il saluait l'autre privilégié assis dans une tribune.
Bon, je crois avoir révisé toutes mes notes. Si vous trouvez un papier sous une table, ramassez-le. Il s'est peut-être échappé de mon bureau.
Voui voui voui, ça a brassé fort ces dernières semaines. La France, pays venteux par vocation naturelle ? Pensez donc ! Pas plus que la Belgique. Et si ce dernier pays fournit en catimini le premier président de l'Union Européenne, il n'en peut mais d'étonnement. Brise légère, brise de couloirs favorable, oh combien, aux grands tempétueux auxquels elle laisse un champ totalement libre. Petits et grands malins, vous l'aurez deviné, l'origine de nos tornades permanentes résulte d'un phénomène purement physico-mécanique : l'installation d'un derviche-tourneur à l'Elysée.
Je prends en vrac :
- Grippe (avez-vous lu l'un des textes publiés ici en juin dernier ?). Le pouvoir ne lâche pas du tout le morceau à quelques mois des élections régionales. Grâce à une manip organisée, nous sommes parvenus à la porte d'une quasi-panique populaire. Les manipulateurs officiels ont bien réussi leur coup en faisant ressurgir les vieilles peurs ancestrales (peste, choléra...) dans les esprits de malheureux devenus incapables de discerner une lueur naissante d'un feu mourant.
Leur succès les dépasse mais, tout compte fait, nourrit bien la peur. Et Badinguet, et les industriels de la "santé" se frottent les mains (attention, se les laver au moins toutes les deux heures !).
- Indentité nationale. Alors là, chapeau ! Quand c'est la merde (le mot convient tout à fait) au plan de l'emploi et du déchirement du tissu industriel français, hop là, on saute dans une fosse idéologique bien grasse et on te balance un étronc bien pourri sur la place, au milieu des foules en attente de vaccination. C'est la totale ! Sans plus de flair, les médias bondissent sur l'objet déliquescent et le happent. Toutes les oreilles sont rebattues. Un autre Jean-Marie fait la gueule (le mot convient encore) parce que Badinguet-le-dévoreur, élections venant, ratisse à nouveau sur son champ rétréci. Très propre, le petit homme se frotte à nouveau les mains. Il ne craint pas la contagion : le virus, c'est lui. Et, de "une" de journal en "une" de magazine, tout un monde complice ou, pour le moins, complaisant, poursuit l'éreintement de l'électeur.
- Voyages. Dommage que Badinguet ne se soit pas rendu à Dubaï pendant le Congrès des Maires de France. Il aurait pu contribuer à sauver l'émirat de sa grotesque faillite en achetant quelques villas à 2 millions d'euros pièce. Non, il s'est rendu en Arabie Saoudite, a envoyé François Fillon, devenu bien servile, au charbon et s'est accordé de recevoir un échantillon personnel et "représentatif" de 700 élus locaux. Tête au vent, un vent quelque peu frondeur celui-là, le Sarthois a tenu. Il est bon marin. Avez-vous entendu parler, ensuite, de la rencontre Badinguet-maires sélectionnés ? Ah, c'est vrai, j'oubliais... L'identité nationale ! Nos grands et intransigeants médias avaient d'autres chats à fouetter, d'autres choses à remuer. Bravo l'artiste !
- Grand emprunt. En voilà deux, Alain Juppé et Michel Rocard, qui s'en gargarisent encore à longueur de pages et d'antennes. Comme il s'agit d'oeuvrer pour des jours meilleurs (recherche, innovation), quelques têtes affleurant le marécage populaire aspirent une bonne goulée d'air, histoire de flotter encore, soutenus par la bouée "espoir", au-dessus des masses. La présentation, par Michel Rocard notamment, de la destination de l'emprunt a, il est vrai, de quoi séduire. Mais pourquoi se tourner uniquement vers les marchés dont on sait qu'ils n'ont retenu aucune leçon de la dernière et pas lointaine "crise" ? Quantité négligeable, le citoyen français ? De plus en plus, à vrai dire. Tais-toi et vote (pour moi).
- Réforme territoriale. Là, crions haut et fort : DANGER ! Ce qui est envisagé est ni plus ni moins que la transformation du Pays en champ clos. Un scrutin uninominal à un tour conduirait inexorablement à transformer la sphère politico-politicienne en un monde bi-polaire : droite-gauche. Vous voyez la chose ? Deux grands ensembles se refilant la France à tour de rôle (ou presque), sans alternative pour une ou d'autres voies intermédiaires. Un nouveau processus dictatorial, en quelque sorte. Ne nous laissons pas faire ! Etant ce qu'elle est, la France n'a pas destination à devenir le pays de deux seuls blocs. Imaginons le pouvoir des riches demeurant. Imaginons le pouvoir d'une idéologie surannée intervenant... En finale, imaginons les Français se tapant dessus ou s'enfuyant.
- Albert Camus au Panthéon. Il n'y a pas grand'chose à écrire sur le sujet. Sinon que Camus a choisi de reposer à Lourmarin et qu'il convendrait que la descence prenne le pas sur l'effet d'annonce au moins une fois depuis 2007. Qu'on fiche la paix à Albert Camus et qu'on aille jouer à la baballe à Disneyland ! Ah, si, une question tout de même : Que sont nos intellectuels devenus ? (elle est pas belle, la phrase?).
- Thierry Henry (ou Henri, vous comprendrez que je ne suis pa footeux...). Quand Badinguet préfère aller au stade plutôt que d'être au Congrès des Maires de France, il est normal qu'il soit salué pour cet excès de courage. D'où la main d'Henry (ou Henri) que, malencontreusement, un ballon a rencontré alors qu'il saluait l'autre privilégié assis dans une tribune.
Bon, je crois avoir révisé toutes mes notes. Si vous trouvez un papier sous une table, ramassez-le. Il s'est peut-être échappé de mon bureau.
dimanche 18 octobre 2009
nous avons trop peu de temps à vivre...
"... retrouver le temps de l'Être plutôt que celui du faire et de l'avoir, conduisant aux impasses que décrivent parfois, avec les mêmes images, les discours des scientifiques. Retrouver l'art du don et de l'échange plutôt que celui de la production et de l'exploitation car, après tout, nous ne sommes pas sur terre pour manipuler des objets, mais pour vivre des rencontres. Nous avons trop peu de temps à vivre pour nous exploiter. Il y a mieux à faire que faire, nous avons tout juste le temps de nous aimer..."
L'évangile de Marie selon Myriam de Magdala est une évidente source de réflexions. Or, ce matin, en écoutant ma radio favorite (France-Inter), j'entendais un scientifique, ami du dessinateur Sempé, évoquer notre relativité : dans un Univers vieux d'un peu plus de 13 milliards d'années, sur une Terre vieille d'un peu plus de 4 milliards d'années, l'homme, apparu depuis environ quelques dizaines de milliers d'années, détruisait allégrement la planète depuis environ un siècle...
Pourquoi ? J'attends encore - et j'attendrai sans doute fort longtemps mais il me reste trop peu de temps à vire... - qu'un nanti, un profiteur, un exploiteur, un accapareur, un opportuniste (cela vaut également au féminin) contredise cette confondante réalité en m'expliquant, de façon convaincante, que c'est plutôt lui (ou elle) qui a raison. Au contraire de l'amour, de l'estime de soi et des autres.
Car, enfin, n'accélére-t-on pas le suicide collectif en faisant de tout une source d'avantages et de profits personnels, au détriment du respect d'autrui, de l'altruisme et de l'empathie, en montrant le mauvais exemple de l'enrichissement et du pouvoir à tout prix qui conduisent, dans leurs conséquences directes et indirectes, à l'exploitation de l'humain et de la planète.
L'évangile de Marie selon Myriam de Magdala est une évidente source de réflexions. Or, ce matin, en écoutant ma radio favorite (France-Inter), j'entendais un scientifique, ami du dessinateur Sempé, évoquer notre relativité : dans un Univers vieux d'un peu plus de 13 milliards d'années, sur une Terre vieille d'un peu plus de 4 milliards d'années, l'homme, apparu depuis environ quelques dizaines de milliers d'années, détruisait allégrement la planète depuis environ un siècle...
Pourquoi ? J'attends encore - et j'attendrai sans doute fort longtemps mais il me reste trop peu de temps à vire... - qu'un nanti, un profiteur, un exploiteur, un accapareur, un opportuniste (cela vaut également au féminin) contredise cette confondante réalité en m'expliquant, de façon convaincante, que c'est plutôt lui (ou elle) qui a raison. Au contraire de l'amour, de l'estime de soi et des autres.
Car, enfin, n'accélére-t-on pas le suicide collectif en faisant de tout une source d'avantages et de profits personnels, au détriment du respect d'autrui, de l'altruisme et de l'empathie, en montrant le mauvais exemple de l'enrichissement et du pouvoir à tout prix qui conduisent, dans leurs conséquences directes et indirectes, à l'exploitation de l'humain et de la planète.
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lundi 12 octobre 2009
place au fifils à son papa...
Jean Sarkozy bientôt président de l'EPAD, organisme en charge de l'aménagement et de l'attribution des marchés immobiliers de la Défense, le plus grand quartier d'affaires d'Europe ?Tout le monde en parle !
Et pour cause ... Ce gamin de 23 ans, déjà conseil général par la grâce de son père, accéderait à un poste réservé à un expert en droit, à une personne de haute stature, aux expériences incontestables en économie et finances internationales... C'est le gag du mois !
Ou plutôt la démonstration d'un népotisme balancé, comme çà, à la face des Français. Sans pudeur ni vergogne. Ne l'ai-je pas écrit à diverses reprises : le laxisme, ce ventre mou des Français, autorise à toutes les audaces chez les tenants des pouvoirs. Pourquoi se gêner ? Démonstration...
Napoléon-Sarkozy devrait tout de même se tenir sur ses gardes : Si Jean devenait Joseph ? Comme dit le proverbe : "Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois..." Et quels roi...telets n'avons-nous pas là, prêts à fondre sur tout portefeuille !
> lire une réaction parmi d'autres, sur viefemme.com
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samedi 10 octobre 2009
glauque
Voici une photo aux tons crépusculaires, prise un soir de mi-septembre 2009 sur la rive de l'estany Llal à 2170 mètres d'altitude, dans les Pyrénées Orientales sur le site du Capcir. Je la publie ici pour une simple raison : ses tonalités crépusculaires vont comme un gant à l'état de notre société.Revenir de la montagne après y avoir vécu de splendides journées en bivouac, loin de tout (c'est-à-dire de la civilisation), buvant à l'eau des torrents et me gorgeant d'air à peu près pur sous les regards des cerfs et des biches, des aigles et des vautours, je dois vous dire que ce n'est pas de gaîté de coeur...
En quelques jours, où est donc passée cette grippe si affolante ? Ah, c'est vrai, il y a l'épidémie de suicides chez France Télécom à se mettre maintenant sous la dent... Et puis le déficit du budget de la France... Abyssal et prometteur de lendemains qui déchanteront... Oh, et puis cette vilaine attitude de Frédéric Mitterand... Choquante, n'est-ce pas ? Au point de supplanter toutes autres informations pendant quarante huit heures... J'allais oublier cette cagnotte promise aux élèvres assidus des écoles... Ah, l'argent, toujours l'argent... Allez, les enfants, n'allez plus à l'école pour tenter d'apprendre un petit quelque chose mais pour y gagner votre premier pognon !...
Perversion sociétale... Poudre aux yeux... Basses flatteries... Déchéance !
Et pendant ce temps, on guette les champignons. Viendront, viendront pas ? Mais eux, au moins, ils n'obtiendront pas le prix Nobel de la Paix attribué à Barak Obama sur la foi de sa couleur de peau et de ses promesses électorales. Spéculation sur une image d'avenir et non récompense d'actes posés. Triomphe d'un lobying...
Encore une marche descendue sur l'escalier de la probité. Tiens, au fait, il existe encore ce mot ? Comme ceux d'honnêteté, d'ampathie... Il va bientôt falloir faire le ménage dans les dictionnaires et y donner davantage d'importance à ces autres mots-là : vanité, lâcheté, laxisme, égoïsme, perversion, mensonge, abus, profiteur, déni... Excusez-moi, mais je crois en oublier...
Pas marrant Jean-Marie, aujourd'hui ? Que voulez-vous ! Un chat restera toujours un chat et je continuerai à l'appeler ainsi. En descendant de la montagne, je retrouve un monde un peu plus mal en point qu'il y a quelques semaines. Je distingue les ombres chinoises dessinées par des mains manipulatrices derrière la toile de nos incertitudes, de nos hésitations, de nos absences. La population est amorphe alors qu'on la mène de plus en plus allégrement en bateau. Pourquoi se gêner, après tout, n'est-ce pas les profiteurs et les accapareurs d'ici et d'ailleurs ?
De nouvelles donnes sont progressivement mais sûrement imposées à la société. Ce ventre mou accepte tout au nom d'une pseudo tranquillité qui, en fait, existera de moins en moins. Comme ce qui s'appelle illusoirement la liberté. De nouvelles donnes sont insinuées dans les esprits par des tricheurs qui se taillent des costumes d'honorabilité à grands coups de ciseaux dans le tissu de notre laxisme.
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mercredi 9 septembre 2009
la politique, un métier ?
Vous, fidèles amis et visiteurs, vous le savez au lu de plusieurs articles : j'écoute très souvent les infos du matin sur France-Inter. Oh, non pas que j'aie une confiance absolue dans le contenu de ce qui y est distillé (je vérifie sur d'autres supports) mais parce que j'en apprécie le ton relativement libre.
Invité de ce matin : Jean-François Copé. Répondant à un auditeur de la radio, le président du groupe UMP de l'Assemblée Nationale n'a pas hésité à déclarer qu'il "en avait assez qu'on s'essuie les pieds sur les hommes politiques" et à affirmer que la politique est un métier.
Woooaaahhh !!!... Vous en connaissez, vous, d'autres métiers par l'exercice desquels on peut obtenir quantité d'avantages personnels, de passe-droits, de backchichs, par lesquels on peut user à tout va du trafic d'influence, de l'abus de position dominante, du mensonge et de la duperie, du clientélisme, de la démagogie à tout crin, etc... etc... ? Si oui, faites-le moi savoir, svp.
La politique un métier ? Sapristi ! Mais alors, plus besoin de voter. On recruterait. Qui recruterait ? Le Président de la République ? Mais un président lui-même recruté de quelle façon ? A qui accorderait-t-il des délégations de recrutement pour les échelons inférieurs à ceux de sénateur et de dépité ? Puisqu'il s'agirait d'un métier, on ferait carrière (vous me direz qu'actuellement, ce n'est déjà pas si mal engagé sur ce seul point...). Alors, comment et selon quels critères gravirait-on les échelons de la hiérarchie ? Qui définirait les niveaux de compétences et selon quelle grille d'évaluation ? etc... etc...
La politique définie, reconnue et pratiquée comme un métier, ce serait bel et bien la fin de la démocratie. Tout simplement. Le citoyen de base perdrait l'un de ses rares mais essentiels pouvoirs : le droit de vote. Il serait alors relégué dans un ghetto, subissant chaque décision "professionnelle", contraint de s'exécuter, de fermer sa gu....
Coïncidence des programmes, la chaîne de télévision France 2 publiait hier soir les deux premiers volets d'une série de six consacrée à l'Apocalypse de la Deuxième Guerre Mondiale. Dans sa plus entière brutalité, l'Histoire a été au rendez-vous de nos mémoires ou, pour les générations n'ayant pas subi le cataclysme nazi, de l'enseignement et, espérons-le de tout coeur, de la révélation de certaines capacités de nuisance de l'esprit humain. Pédagogie.
Celles et ceux qui -nombreux, je l'espère - ont revu ou vu les images d'un certain Adolf Hitler à l'oeuvre n'auront sans doute pas oublié qu'il fut, d'abord et légalement, élu Chancelier du Reich. Ensuite, les politiciens de "métier" par lui désignés (recrutés) l'ont suivi voire précédé - par opportunisme ou par fanatisme - en acteurs du plus grand drame humain du XX° Siècle.
J'en conviens, le trait est fort. Plus fort que les réalités de l'Histoire ? Non. Mais certainement fort pour aujourd'hui et toute comparaison n'est pas leçon. Retenons cependant que, provocatrice par vocation, toute caricature peut avoir l'avantage d'attirer l'attention. Votre attention.
Et si Jean-François Copé déclare "qu'il en a assez qu'on s'essuie les pieds sur les hommes politiques" ne connaît-il donc pas l'une des lois universelles majeures : la loi de cause à effet, appelée aussi loi de causalité ? S'essuyer les pieds implique l'existence de paillassons.
Qui donc fabrique ces pallaissons-là ? Métamorphose du cloporte ?...
Rendons grâce à l'Histoire qui, hors manipulations (Dieu sait qu'elle a été et continue d'être manipulée par tout pouvoir politique installé, n'est-ce pas Guy Moquet ?) et par ses réalités vécues, dans l'absolu ne triche pas : il a existé quelques hommes politiques désintéressés et soucieux du bien commun. Il en existe encore, c'est évident. Combien et qui ? Des noms, svp, que nous puissions saluer et louer ces vertueux.
La politique, un métier ? La politique, une vocation vertueuse ? Qu'en ont dit les Grecs, au fait ?
Invité de ce matin : Jean-François Copé. Répondant à un auditeur de la radio, le président du groupe UMP de l'Assemblée Nationale n'a pas hésité à déclarer qu'il "en avait assez qu'on s'essuie les pieds sur les hommes politiques" et à affirmer que la politique est un métier.
Woooaaahhh !!!... Vous en connaissez, vous, d'autres métiers par l'exercice desquels on peut obtenir quantité d'avantages personnels, de passe-droits, de backchichs, par lesquels on peut user à tout va du trafic d'influence, de l'abus de position dominante, du mensonge et de la duperie, du clientélisme, de la démagogie à tout crin, etc... etc... ? Si oui, faites-le moi savoir, svp.
La politique un métier ? Sapristi ! Mais alors, plus besoin de voter. On recruterait. Qui recruterait ? Le Président de la République ? Mais un président lui-même recruté de quelle façon ? A qui accorderait-t-il des délégations de recrutement pour les échelons inférieurs à ceux de sénateur et de dépité ? Puisqu'il s'agirait d'un métier, on ferait carrière (vous me direz qu'actuellement, ce n'est déjà pas si mal engagé sur ce seul point...). Alors, comment et selon quels critères gravirait-on les échelons de la hiérarchie ? Qui définirait les niveaux de compétences et selon quelle grille d'évaluation ? etc... etc...
La politique définie, reconnue et pratiquée comme un métier, ce serait bel et bien la fin de la démocratie. Tout simplement. Le citoyen de base perdrait l'un de ses rares mais essentiels pouvoirs : le droit de vote. Il serait alors relégué dans un ghetto, subissant chaque décision "professionnelle", contraint de s'exécuter, de fermer sa gu....
Coïncidence des programmes, la chaîne de télévision France 2 publiait hier soir les deux premiers volets d'une série de six consacrée à l'Apocalypse de la Deuxième Guerre Mondiale. Dans sa plus entière brutalité, l'Histoire a été au rendez-vous de nos mémoires ou, pour les générations n'ayant pas subi le cataclysme nazi, de l'enseignement et, espérons-le de tout coeur, de la révélation de certaines capacités de nuisance de l'esprit humain. Pédagogie.
Celles et ceux qui -nombreux, je l'espère - ont revu ou vu les images d'un certain Adolf Hitler à l'oeuvre n'auront sans doute pas oublié qu'il fut, d'abord et légalement, élu Chancelier du Reich. Ensuite, les politiciens de "métier" par lui désignés (recrutés) l'ont suivi voire précédé - par opportunisme ou par fanatisme - en acteurs du plus grand drame humain du XX° Siècle.
J'en conviens, le trait est fort. Plus fort que les réalités de l'Histoire ? Non. Mais certainement fort pour aujourd'hui et toute comparaison n'est pas leçon. Retenons cependant que, provocatrice par vocation, toute caricature peut avoir l'avantage d'attirer l'attention. Votre attention.
Et si Jean-François Copé déclare "qu'il en a assez qu'on s'essuie les pieds sur les hommes politiques" ne connaît-il donc pas l'une des lois universelles majeures : la loi de cause à effet, appelée aussi loi de causalité ? S'essuyer les pieds implique l'existence de paillassons.
Qui donc fabrique ces pallaissons-là ? Métamorphose du cloporte ?...
Rendons grâce à l'Histoire qui, hors manipulations (Dieu sait qu'elle a été et continue d'être manipulée par tout pouvoir politique installé, n'est-ce pas Guy Moquet ?) et par ses réalités vécues, dans l'absolu ne triche pas : il a existé quelques hommes politiques désintéressés et soucieux du bien commun. Il en existe encore, c'est évident. Combien et qui ? Des noms, svp, que nous puissions saluer et louer ces vertueux.
La politique, un métier ? La politique, une vocation vertueuse ? Qu'en ont dit les Grecs, au fait ?
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mardi 8 septembre 2009
logique de désintéressement contre logique égémonique
Ce matin, je viens d'écouter François Bayrou s'exprimer sur les ondes de France-Inter.
Dans un premier temps, j'ai été soulagé - le mot n'est pas trop fort - de constater qu'il était tout de même l'invité d'une station de radio sur les ondes de laquelle, lundi matin, Xavier Bertrand, "président" de l'UMP, avait claironné haut et fort contre lui, prononçé le mot de "trahison" et appelé les adhérents et sympathisants du Modem à rejoindre dare-dare l'unique parti de droite, le tout sur des accents très martiaux (suivre le documentaire de France 2, ce soir, pour entendre certains accents semblables et, puisque historique il y a, révélateurs). Cela parce que François Bayrou avait tourné son regard vers le Parti Socialiste, au cours du week-end.
Dans un pays où il est devenu politiquement et sociétalement "anormal" de ne pas être d'accord avec le Président de la République, de ne pas applaudir à ses multiples effets d'annonces et de ne pas se pâmer devant chacune de ses interventions télévisées (voir le document de la RTBF ci-dessous, révélateur d'une manipulation parmi d'autres), François Bayrou est l'un des très rares hommes politiques à tenter de réfléchir pour espérer l'avenir. L'avenir de la France. Notre avenir.
Cela devrait être très sérieusement pris en compte par l'ensemble des Français. En effet, voici un personnage public qui se comporte comme un homme. Avec ses qualités et ses défauts. Avec ses erreurs et ses hésitations. Avec ses idées et ses réflexions. Un homme qui n'apparaît pas policé, ne trafique pas ses interventions médiatiques (quand il peut retenir positivement l'attention des médias, plutôt destructeurs - sur ordres - à son égard) et tient conversation ouverte sur de vrais sujets concernant notre situation.
De sa prestation radiophonique de ce matin, j'ai surtout retenu que François Bayrou s'inscrivait dans "une logique de désintéressement" personnelle afin de favoriser et, donc, de soutenir une démarche démocratique : un dialogue public et permanent entre les forces vives de la Nation opposées au principe du "tout-en-un" présidentiel. J'ai également retenu le rappel d'une phrase antérieurement prononçée : "Si nous pensons tous la même chose, nous ne pensons plus rien !"
Si nous ne voulons ni assister ni participer - ne serait-ce que par un silence alors objectivement complice - à l'enterrement de la démocratie dans notre Pays, nous ferions bien, toutes et tous, d'être plus attentifs qu'ironiques aux propos tenus par François Bayrou. D'entreprendre un effort personnel plutôt que de succomber aux chants des sirènes élyséennes et de hurler de façon inconsciente avec des loups qui, eux, sont de vrais loups* décidés à étendre inconditionnellement leur égémonie...
* Au sens humain et péjoratif du terme, cela va de soi, car les loups, eux, sont de très respectables animaux.
Dans un premier temps, j'ai été soulagé - le mot n'est pas trop fort - de constater qu'il était tout de même l'invité d'une station de radio sur les ondes de laquelle, lundi matin, Xavier Bertrand, "président" de l'UMP, avait claironné haut et fort contre lui, prononçé le mot de "trahison" et appelé les adhérents et sympathisants du Modem à rejoindre dare-dare l'unique parti de droite, le tout sur des accents très martiaux (suivre le documentaire de France 2, ce soir, pour entendre certains accents semblables et, puisque historique il y a, révélateurs). Cela parce que François Bayrou avait tourné son regard vers le Parti Socialiste, au cours du week-end.
Dans un pays où il est devenu politiquement et sociétalement "anormal" de ne pas être d'accord avec le Président de la République, de ne pas applaudir à ses multiples effets d'annonces et de ne pas se pâmer devant chacune de ses interventions télévisées (voir le document de la RTBF ci-dessous, révélateur d'une manipulation parmi d'autres), François Bayrou est l'un des très rares hommes politiques à tenter de réfléchir pour espérer l'avenir. L'avenir de la France. Notre avenir.
Cela devrait être très sérieusement pris en compte par l'ensemble des Français. En effet, voici un personnage public qui se comporte comme un homme. Avec ses qualités et ses défauts. Avec ses erreurs et ses hésitations. Avec ses idées et ses réflexions. Un homme qui n'apparaît pas policé, ne trafique pas ses interventions médiatiques (quand il peut retenir positivement l'attention des médias, plutôt destructeurs - sur ordres - à son égard) et tient conversation ouverte sur de vrais sujets concernant notre situation.
De sa prestation radiophonique de ce matin, j'ai surtout retenu que François Bayrou s'inscrivait dans "une logique de désintéressement" personnelle afin de favoriser et, donc, de soutenir une démarche démocratique : un dialogue public et permanent entre les forces vives de la Nation opposées au principe du "tout-en-un" présidentiel. J'ai également retenu le rappel d'une phrase antérieurement prononçée : "Si nous pensons tous la même chose, nous ne pensons plus rien !"
Si nous ne voulons ni assister ni participer - ne serait-ce que par un silence alors objectivement complice - à l'enterrement de la démocratie dans notre Pays, nous ferions bien, toutes et tous, d'être plus attentifs qu'ironiques aux propos tenus par François Bayrou. D'entreprendre un effort personnel plutôt que de succomber aux chants des sirènes élyséennes et de hurler de façon inconsciente avec des loups qui, eux, sont de vrais loups* décidés à étendre inconditionnellement leur égémonie...
* Au sens humain et péjoratif du terme, cela va de soi, car les loups, eux, sont de très respectables animaux.
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lundi 7 septembre 2009
samedi 5 septembre 2009
question rémanente : mais où va donc NOTRE argent ?
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lundi 24 août 2009
soleil pour quelques-uns...

L'été des vacances court vers sa fin. Dernière "petite" semaine de balades sur la montagne. Les
Français ont déjà la tête dans le guidon : demain la rentrée... A toutes celles et à tous ceux qui m'ont accompagné en juillet et août et avec lesquels j'ai vécu d'excellents moments, j'offre cette fleur de tournesol de mon jardin, butinée par une abeille. Symbole. Remerciement. Espérance.
Je leur dirai enfin : "Des chemins de la vie, il en existe autant que nous sommes. Vous qui avez été de bons compagnons pour la montagne, Frédéric et moi, poursuivez sur le sentier. La sincérité des plaisirs lus dans vos yeux est sans doute un gage d'humaine fraternité."
Pour d'autres personnes, le cadeau fait en cette fin estivale est bien différent. Une invitation à se regarder courageusement dans le miroir de la vie. Et sur le fond de la pensée, je me réfère à Dilgo Khyentsé Rinpoché :
1 "Par ces temps de décadence, hélas, la vraie noblesse de coeur a quitté l'âme des êtres et ils agissent de façon trompeuse : la raison est tordue et le verbe retors. Qui peut croire un instant à ce marché de dupes ?"
2 "Il n'est rien de plus vil que les pensées et les actes des êtres de cet âge décadent : personne ne vous aidera; on cherchera plutôt à vous mystifier, et vous-même, vous aurez grand'peine à aider quiconque... Et si vous coupiez court à toute dispersion ?"
3 "Donnez-leur des explications : ils ne vous croiront pas ou comprendront autre chose. Aimez-les en toute sincérité : ils vous trouveront malhonnête. A présent que les tordus voient les droits tordus aussi, ne comptez plus être utile à qui que ce soit !"
4 "Ce ne sont pas des hommes que vous voyez, mais des fourbes : ils ne vous parlent pas, ils vous mentent. Vous ne pouvez plus faire confiance à personne : vivez donc seul, comme bon vous semble."
5 "A la triste vue des êtres de cet âge décadent, je me sens si confus. Quel malheur ! Peut-on encore se fier aux paroles d'un autre ? Nous sommes sur une île peuplée d'horribles démons cannibales : pensez-y et accordez-vous la plus grande des grâces !"
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